Conférence : 1er bilan de cette première saison en Figaro Bénéteau 3   100 points d’améliorations, mais le bateau est bien né

S’il fallait résumer la conférence organisée ce matin à Saint-Quay-Portreux dans le cadre du Tour de Bretagne à la Voile sur le bilan technique de la première saison du Figaro 3, cela pourrait être par ces mots : 100 points d’améliorations ont été recensés à l’issue de la Solitaire Urgo Le Figaro, mais tous sont des points de détail et 70 d’entre eux relèvent du développement et vont nécessiter un gros travail de réécriture de la jauge de la part de la Classe Figaro Bénéteau.

 

Tour Bretagne Voile 2019 : 6 Septembre Saint - Quay - Portrieux © Pierrick Contin

 

Le Pôle Nautique Sud Goëlo de Saint-Quay-Portrieux a accueilli ce matin une conférence destinée à tirer un bilan de la première saison du Figaro 3, organisée à l’initiative de Bernard Bocquet, Président du Comité d'organisation du Tour de Bretagne à la Voile et animée par le journaliste Pierre-Yves Lautrou.
Autour de la table, deux coureurs, Xavier Macaire et Benjamin Schwartz, l’entraineur Tanguy Le Glatin, Marc Vailler, Chef de Projet chez Bénéteau et Samuel Marsaudon, coordinateur technique Classe Figaro.

Trois défis en un
A l’issue de la Solitaire du Figaro 2015, la Classe Figaro Bénéteau décide de lancer un nouveau monotype. Consulté, le chantier Bénéteau accepte de relever le défi. Un appel d’offres est lancé et 6 projets architecturaux sont reçus : 3 proposent un foiler, dont 1 avec des foils à l’envers… Une majorité des adhérents de la Classe choisira ce plan VPLP.
Pour le chantier Bénéteau, il s’agit de relever 3 défis en 1 : lancer la production d’un nouveau monotype, découvrir les subtilités de la conception de foils à l’envers (une véritable nouveauté), mettre en place l’outil et l’équipe de production adéquats.
Après – seulement – une année de travail, un prototype sort de chantier. Avec son lot d’optimisations à régler très vite, car l’équipe Bénéteau doit être en mesure de produire dans la foulée un bateau tous les 4 jours afin que les 50 premiers monotypes soient livrés début 2019.


Premières impressions
Janvier 2019, au grès des livraisons, les coureurs prennent possession de leurs foilers…
Xavier Macaire : « C’est la toute première fois de ma vie de marin que j’ai un bateau neuf… la barre est neutre, douce. Il accélère vite. Mais notre priorité est d’apprendre à maîtriser l’impact des foils. Nous n’avons eu que quelques semaines pour trouver la performance. »
Benjamin Schwartz : « On n’a pas tout de suite découvert le potentiel des foils. C’est à l’issue de la 2e étape de la Sardinha Cup (début avril) que l’on a commencé à mesurer les accélérations et le potentiel du bateau. »
Tanguy Le Glatin : « C’est un bateau très différent du Figaro 2, plus proche des Class40 et des Mini. On perçoit tout de suite qu’il y a beaucoup à découvrir, mais l’objectif premier est de trouver rapidement comment aller plus vite que les autres... »

Premières avaries
C’est aussi au cours de la Sardinha Cup que les premiers problèmes techniques émergent : fuite des trappes de foils, barres de flèche…
Chantier, Classe, coureurs se mobilisent. Les échanges sont nourris et constructifs. La prise en main des bateaux est à la mesure des problèmes rencontrés. Mais le chrono tourne toujours à toute vitesse : la prochaine course, La Solo Maître CoQ, la première en solitaire, débute 10 jours plus tard.

Premiers bords en solo
Cette Solo Maître CoQ marque une nouvelle étape pour les figaristes qui, pour la première fois, vont devoir maîtriser leur foiler seul, en course, sur un parcours type « étape de la Solitaire ».
« Nous nous étions fait une liste de problèmes qui finalement sont passés comme une lettre à la poste !... mais d’autres ont émergé », se souvient Xavier Macaire. Les conditions météo clémentes de cette première course ont cependant permis aux solitaires de gagner en confiance et de poursuivre dans de bonnes conditions la prise en main de leur monotype.

Coordination technique
La Solitaire Urgo Le Figaro arrive cependant à grands pas : une coordination technique entre coureurs, chantier, fournisseurs et architectes s’impose. Cette tâche, aussi complexe que passionnante, est confiée à Samuel Marsaudon. « Le planning est alors extrêmement dense, il y a une course tous les 15 jours. A part une étape de la Sardinha Cup, la météo a été plutôt clémente en début de saison. Et La Solitaire est déjà là…
Bref, Le Figaro 3 n’est clairement pas à son potentiel maximal au moment du départ de la Solitaire Urgo Le Figaro. Nous avons pu éteindre les incendies, mais nous n’avons pas pu empêcher les avaries graves qui ont pénalisé certains coureurs pendant la course », résume l’ex-responsable du chantier Marsaudon Composite.

100 points à revoir, une jauge à réécrire
A l’issue de La Solitaire Urgo Le Figaro, l’ensemble des coureurs a été consulté et 100 points à rectifier ont été recensés. Sur ces 100 points, 70 d’entre eux relèvent du développement. « Ce qui n’est vraiment pas grand-chose », précise le spécialiste. « Pour la mise au point d’un One Off (prototype, ndlr), on est en général à plusieurs centaines de points d’amélioration. D’autant que pour le Figaro 3, il s’agit vraiment de détails techniques. Le bateau est bien né. »

« Les points de SAV sont identifiés. Le gros dossier, c’est la réécriture de la jauge », confirme Xavier Macaire.

« Nous ferons notre bilan technique complet de cette première saison du Figaro 3 à l’issue de la Transat AG2R La Mondiale », conclut de son côté Marc Vailler, chef de Projet chez Bénéteau Bénéteau.


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